Opportunité
“History, if viewed as a repository for more than anecdotes or chronology, could produce a decisive transformation in the image of science by which we are now possessed.”
En général, le premier cours de philosophie au niveau universitaire porte sur des débats moraux, politiques et esthétiques. Cela explique pourquoi les étudiant.e.s sont souvent amené.e.s à lire La République de Platon tôt dans leur parcours. Ce cours propose une autre entrée : la philosophie comme tentative de formuler des arguments rationnels capables d’expliquer la réalité physique, sans recours aux mythes des dieux. Commencer avec Platon, c’est introduire la philosophie par la question de l’épanouissement humain (eudaimonia) ; commencer avec La Physique d’Aristote, c’est l’introduire par la question de l’explication du monde.
Lorsque l’on y prête attention à la physique, une chose devient évidente : elle n’est pas fixe ; elle change. Donc, il nous faudra apprendre de la physique en mouvement. Ce phénomène apparaît clairement lorsque l’on examine les concepts clés. Par exemple, en mécanique newtonienne, la masse est constante et définie par \( m = \frac{F}{a} \). En relativité, la masse dépendante de la vitesse :
\( m(v) = \frac{m_0}{\sqrt{1 - \frac{v^2}{c^2}}} \)
Est-ce que nous ne parlons plus de masse avec Einstein, ou ne parlions pas du tout de masses avec Newton ? Comment réconcilier ces formulations incompatibles ? Ce cours fait face à ce type de question de par un engagement avec la physique au niveau des équations, mais à fin philosophiques. Aucun prérequis n’est exigé — seulement la volonté de penser avec rigueur.